La fête de l’Aïd al-Adha : une adoration liée à la prière

D’après l’islam Sonnah ou la tradition authentique, la célébration de la fête ne se résume pas uniquement à profiter d’une bonne partie de méchoui. En effet, la fête de l’Aïd al-Adha revêt un caractère religieux plus profond. Cette célébration est avant tout un acte d’adoration lié à la prière.

En quoi consiste l’Aïd-al-Adha ?

L’Aïd-al-Adha est une fête liée au hajj. Cet événement religieux marque la fin des 10 premiers jours du mois de Dhoul Hijja. Il s’agit du mois durant lequel les pèlerins réalisent un pèlerinage à la Mecque. Ce sacrifice est une cérémonie islamique sonnah que les musulmans qui en ont les moyens se doivent de perpétuer. Le sacrifice renferme une histoire pleine de sagesse. Il s’agit du prophète Ibrahim et de son enfant. Pendant la cérémonie d’immolation, tous les musulmans du monde entier effectuent le sacrifice en communion avec les personnes qui réalisent le pèlerinage.

L’Aïd al Kabir est un sacrifice garantissant le rapprochement d’Allah. Le fait de faire couler le sang de l’animal est un moyen d’accomplir une partie des adorations qu’apprécie particulièrement le Très Haut. Cet acte de foi est considéré comme un signe d’obéissance envers lui. L’Aïd al-Adha se déroule le 10e jour du dhoul hijja, il s’agit notamment des derniers mois du calendrier lunaire. Cette fête dure 3 jours durant lesquels le sacrifice peut être réalisé. Comme c’est également le cas pour l’Aïd el fitr, pendant cette cérémonie religieuse, on profite pour accomplir le partage, le pardon, la fraternité.

Différentes significations de la fête du sacrifice

Le mot arabe Aïd signifie fête. Selon les lexicographes, ce terme désigne l’événement qui se répète périodiquement. L’Aïd al -Adha est également appelé Aïd al-Nahr, Aïd al Qurban ou Aïd al Kabir. Une telle diversité des noms est due à cause des animaux qu’on égorge pour se rapprocher du Tout-Puissant. Cette célébration représente une étape importante de l’année musulmane. Elle est largement liée au pèlerinage à La Mecque qui représente un des piliers de la foi. Cet événement religieux représente l’une des 2 fêtes canoniques de l’islam.

Pendant l’événement, les pèlerins immolent les animaux dans la vallée de Minane. Les musulmans qui ne sont pas en pèlerinage doivent accomplir une prière supplémentaire tôt dans la matinée. Il s’agit de l’Aïd. Cette prière de célébration se manifeste par des visites mutuelles entre membres de la famille et entre amis. C’est aussi l’occasion de remercier Dieu pour sa générosité. Lors de cette célébration, il faudra maintenir le contact avec les proches, être bienveillant et faire preuve d’empathie et compassion envers les pauvres.

Qu’est-ce que le baptême musulman ?

L’Aqiqa ou le baptême musulman est une cérémonie à laquelle un agneau est sacrifié pour la naissance de l’enfant. La recherche du mouton peut se faire à domicile, les bêtes sont envoyées dans un abattoir halal pour respecter les rites islamiques. Pour que l’aqiqa se fasse dans de bonnes conditions, il faudra citer le nom de la personne qui a commandé les animaux à sacrifier et le nom du nouveau-né. À la naissance d’un bébé, il faudra accomplir quelques devoirs provenant de la Sunna purifiée.

Selon la tradition prophétique, il est recommandé d’immoler une bête à la naissance d’un enfant. La nature de l’animal varie selon les moyens financiers de la famille. Il peut s’agir d’un mouton, brebis… L’al-aqiqah est aussi une pratique qui doit se faire le 7e jour après la naissance du petit. La cérémonie sacrificielle peut se faire au plus tard lorsqu’on aura la possibilité.